16 septembre - 24ème dimanche du Temps Ordinaire

  Si tu vas à Rio...
Antoine Louis de LAIGUE

APPRENDRE A DIRE LE BIEN DU MARIAGE

   L’action de l’Église dans les débats de société ne saurait se réduire à un lobby de défense des acquis d’une caste particulière. L’Église a une visée bien plus haute : elle œuvre au bien commun.
   À l’heure où se profile un projet de loi de « mariage homosexuel », il est important de susciter le débat au bon niveau. Il ne s’agit pas d’une opposition de la gauche contre la droite. Il ne s’agit pas d’une opposition des religieux contre les laïcs. Il n’est pas question non plus d’une obligation morale d’appliquer les promesses électorales. Il serait profondément stérile de nous laisser enfermer dans ces cadres réducteurs.
   Ce qui est en jeu est une transformation radicale de notre civilisation. C’est l’abandon d’un modèle objectif qui inscrit les êtres humains par le mariage et la filiation dans l’ordre d’une humanité sexuée au profit d’un autre modèle, subjectif, qui érigerait en principes premiers les sentiments qui peuvent lier deux individus entre eux, les désirs qui les animent (dont celui d’être parent) ou les plaisirs qu'ils se donnent.
   Nous devons apprendre à percevoir et à dire le bien objectif que nous trouvons - pour les conjoints, pour les enfants et pour la société - à la reconnaissance par la loi d’une union stable, spécifique à un homme et à une femme, en vue de la génération et de l’éducation des enfants. C’est un travail exigeant qui peut nécessiter la constitution d’un dossier personnel tout au long de l’année au fur et à mesure de nos avancées.
   « Qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas (…), ils sauront qu’il y a un prophète parmi eux », disait autrefois le Seigneur à Ézéchiel Ez 2, 5 ; que la loi passe ou qu’elle soit rejetée, notre mission prophétique de baptisés implique de porter ce témoignage au monde.

Père Gabriel Würz

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