espaceur
Misericordieux comme le Père
22 janvier  - 3ème dimanche du Temps ordinaire

La tapisserie du bon Dieu
Père Paul de Quatrebarbes

LA GRÂCE D’ÊTRE CHRÉTIEN

      En langage familier contemporain : c’est quoi, un Chrétien ? Réflexions brèves sur l’identité. Danger, cependant, mortel péché tapi dans les replis : celui de devenir un « catholique identitaire ». Défi aussi : celui de ne pas se laisser bâillonner et donc de « parler librement et sans crainte », sans contrainte et sans se prendre non plus les pieds dans le tapis.
   Deux traits pour esquisser le portrait. Vous pouvez, si vous le voulez, les rassembler en forme de croix, latine ou grecque. Pour les couleurs et la température, reportez-vous à la liturgie de la parole de dimanche dernier. Les bons plats peuvent être resservis.
   Premier trait. Un chrétien reconnaît en Jésus de Nazareth le Messie de Dieu, annoncé par les prophètes, celui qui vient « sauver son peuple » et associer les païens au même don reçu : connaître le Dieu vivant. Jésus n’est pas seulement pour un chrétien quelqu’un de bien, un homme à qui l’on peut se fier, un modèle à la vie droite. Il n’est pas même uniquement le Prophète, le « grand prophète qui doit venir » comme lui déclare la Samaritaine. Le chrétien reconnaît en Jésus le Fils de Dieu.
   Second trait. Comme indiqué dans le prologue de l’évangile selon saint Jean, « à ceux qui l’ont reconnu il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu », et, rappelez-vous le même saint Jean, dans son épître : « Enfants de Dieu, nous le sommes ». Le chrétien est donc quelqu’un qui a reçu et reçoit sans cesse en accueillant dans la foi le Seigneur Jésus un pouvoir, une capacité réelle : vivre en fils ou en fille du Père. Le chrétien n’est donc pas d’abord, ni même essentiellement, quelqu’un qui a le sens du partage, de la générosité, de l’amitié. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour cela – même si cela aide. Ce qui rythme sa vie, secrètement sans doute mais cela apparaît aussi, au détour des rencontres, c’est « devenir fils ». Il cherche à accueillir ce don en imitant le Fils de Dieu fait homme.
  Et tout cela, qui occupe une vie et en colore à tous les âges les activités, n’a rien de mièvre ni de mou, de sirupeux ou de confit. Le don oblige, parce qu’il est don, il ouvre au don de soi et purifie, libère, soutient – il éveille aussi l’imagination pour tenir sa place dans les combats au service de l’humanité.

Père Antoine-Louis de Laigue, curé

Feuille d'Information Paroissiale de Notre Dame de Grâce de Passy
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 Homélie du Cardinal  André Vingt-Trois                  Album photos© Jean-Michel Touche


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