espaceur
Misericordieux comme le Père
11 décembre - 3ème dimanche de l’Avent

Liberté de penser
Père Etienne Masquelier

DIMANCHE DE GAUDETE

SE CONVERTIR À LA (VRAIE) JOIE…

   “Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils. Dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau”… Ces mots, nous les entendons dans la prière d’ouverture, à la messe de ce dimanche ; et ils remettent en lumière le thème de l’en-thousiasme, au sens le plus étymologique du terme : être “en” (“en”) “Dieu” (“théos”), c’est-à-dire “nous laisser happer, posséder par Lui”.

   Déjà, dimanche dernier, Jean le Précurseur demandait qu’on “aplanisse les chemins du Seigneur” ; et il s’agissait alors de préparer nos cœurs, nos âmes, nos intelligences, nos vies dans la joie pour l’accueil de Celui qui a voulu Se faire petit enfant. Saint Augustin, pour sa part, soulignait que cette joie n’est pas celle du monde : “Soyez joyeux dans le Seigneur, non selon le monde. C’est-à-dire : soyez joyeux dans la vérité, non dans l’iniquité ; soyez joyeux dans l’espérance de l’éternité, non dans l’éclat fragile de la vanité1 .

   Dès lors – et comme à chaque Avent…– la question se pose à nous, en tant que chrétiens : les semaines qui me séparent du 25 Décembre sont-elles faites pour que je prépare Noël ou bien pour que je me prépare à Noël ? Aussi, ce dimanche, pourquoi ne ferais-je pas de la joie, le levier de mon entraînement vers la Nativité :

  • En quoi ma recherche ou mon attente de Dieu sont-elles “enthousiasmantes” ?
  •  Comment mon ardeur à “préparer Noël” ménage-t-elle une juste place au Seigneur ?
  •  Isaïe, Jean-le-Baptiste, Marie… : quelle figure biblique me sert de compagnon de route pour faire de l’Avent 2016 un temps de rayonnement chrétien dans mon époque ?
  • En quoi ma sérénité face aux éventuelles blessures de la vie est-elle –…malgré tout…– une forme d’enjouement, car elle se fonde sur l’amour de charité, soi-même inspiré par Dieu ?
  • Et si je ne laissais pas/plus les vieux fonds de rancune ou de culpabilité qui traînent dans ma mémoire gangréner la douceur qu’il y a à accueillir Le Sauveur au présent ?
  •  Si bien des critères humains m’empêchent objectivement d’être heureux, comment une communion avec Le Seigneur (…elle-même objective dans la prière, dans le discernement, dans la fréquentation des sacrements, dans la confiance en La Providence… etc…) me procure-t-elle une certaine onction spirituelle ?

Bref,… Et si je me convertissais à la joie… la vraie… tout simplement !

1 - Augustin d’Hippone - Sur la Lettre aux Philippiens - Sermon n°171, § 1-15

Père Laurent Chauvin

Feuille d'Information Paroissiale de Notre Dame de Grâce de Passy
Editoriaux - archives



Don en ligne


[Avent 2016] “La Nativité” de l'église Saint-Roch


[Avent 2016] Focus sur saint Nicolas


[Web] Le site internet Sitio.guide


[Formation] - Le parcours EVEN