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Misericordieux comme le Père
30 octobre - 31ème dimanche du Temps ordinaire

Plaidoyer pour la Vertu
Père Paul de Quatrebarbes

ALORS, TOUS POURRIS ?

   L’un de vous m’a posé la question, après avoir lu l’éditorial « Spectateurs menés en bateau ? » (n°5). Je me suis contenté sur le moment de répondre que ce n’était pas ce que je disais. La mise en évidence du mouvement médiatique qui emporte tout un chacun dans la ronde des apparences rend plutôt perceptible un malheur collectif.

   L’expression « tous pourris » est habituellement utilisée pour désigner le personnel politique et les gens qui ont de l’argent. Ceux qui l’utilisent pensent qu’eux-mêmes ne sont pas pourris et qu’ils ont l’autorité pour dénoncer. Et vous avez noté que ceux qui profèrent cet anathème appartiennent souvent à la sphère de ceux qu’ils montrent du doigt

   Cette disposition « moralisante » manifeste au moins que l’être humain possède encore une conscience morale, que le bien peut être désiré et le mal dénoncé. Mais en réalité il s’agit plus d’utiliser cette conscience à des fins polémiques que de reconnaître une exigence à orienter toute action en vue du bien commun..

   On dit que la vie politique nationale et le milieu des affaires sont redoutables. Nous y retrouvons en effet, décuplées, les mêmes mesquineries que dans nos vies plus banales, le même mélange de beaux principes et de sordides tripatouillages, la même âpreté au gain, la même volonté de dominer, de maîtriser, de manipuler.

   On peut jouer le rôle des vierges effarouchées ou celui des grands inquisiteurs, s’attrister, vitupérer, accuser. Mais enfin, de vous à moi, ne vous a-t-on jamais parlé de cette claudication originelle de l’humanité, de cette propension au meurtre et au mensonge ? Mais aussi de l’aspiration évangélique à la joie et à la communion fraternelle ? N’avez-vous donc jamais perçu que ces contradictions vous traversaient, au point parfois de vous donner mal au cœur ?

   La lumière de la foi chrétienne nous aide à discerner les faux semblants et à identifier les combats à mener pour que, précisément, la joie et la communion fraternelle adviennent déjà en ce monde. Elles sont l’exaucement de la prière : Que ton règne vienne. Non seulement nous le savons, mais nous avons reçu des armes pour affronter ce qui est contraire au bien de l’homme. Evitons la naïveté et les bons sentiments, puisons plutôt dans le don du baptême le courage et l’humilité !

Père Antoine Louis de Laigue, curé

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