Dimanche 26 Juin - 13ème dimanche du Temps Ordinaire

À Marie
Père Luc de Bellescize

LIBERTÉ

   C’est le dernier mot que l’écossais William Wallace hurle avant que le bourreau anglais n’achève son office. Les français en ont édifié une statue pour l’Amérique avant d’en faire le premier concept de la célèbre trilogie républicaine. Paul Eluard durant la seconde guerre mondiale veut l’écrire en tous lieux et se sent né pour la connaître et la nommer. C’est encore elle qui permettait à Georges Moustaki de « cueillir en rêvant une rose des vents sur un rayon de lune ».

   Le monde occidental a conquis de haute lutte une liberté personnelle et sociale dont tous les habitants de la planète ne jouissent pas. Bien évidemment, la foi judéo-chrétienne y est pour quelque chose. En effet, la Genèse montre que la liberté est un don du Créateur sans repentance. Négativement, Adam et Ève en feront la mordante expérience. Le peuple d’Israël, esclave en Egypte, reconnaît que son libérateur est le Seigneur. Et la seconde lecture de ce dimanche commence ainsi : « c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés » Ga 5,1.

   La liberté authentique est au cœur des « valeurs » diffusées par le christianisme dans notre monde. Or, comme toutes les valeurs chrétiennes, elle perd sa consistance si elle est détachée du Christ vivant. Comme le rappelle Chesterton, le monde est rempli d’idées chrétiennes coupées de leur source et qui, indépendantes les unes des autres et du Christ, sont devenues folles (Orthodoxie, chapitre 3). L’Occident a abandonné socialement la foi et, inévitablement, la liberté authentique s’est appauvrie en liberté égocentrée, s’est dévoyée en tyrannie du désir individuel et en libertarisme effréné.

   Dans la même lecture de ce dimanche, saint Paul rappelait déjà aux Galates que la liberté ne vaut pas pour elle-même uniquement. Elle est finalisée, ordonnée à un but et servante d’une réalité plus grande qu’elle. « Vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres » Ga 5,13. Il ne s’agit pas d’être libre pour être libre, mais bien pour aimer, servir, construire, transmettre et se livrer. La liberté n’est pas le but ultime, elle est un but intermédiaire qui permet d’atteindre la fin pour laquelle nous sommes faits : aimer.

  Au crépuscule de nos jours, cette précieuse liberté, que nous avons acquise si péniblement, nous filera pourtant entre les doigts. A quoi donc aura-t-elle servi si nous ne l’avons pas utilisée au service amoureux des autres ?

Père Etienne Masquelier

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