Dimanche 31 janvier 2016 -  4ème dimanche du Temps ordinaire

Choisir son style de vie
Benoît XVI

« JE SUIS AIMÉ DONC JE SUIS »

   « S'il me manque l'amour je ne suis rien », dit saint Paul dans son magnifique hymne à la charité. C'est à prendre au sens propre du mot, car si Dieu cessait de nous aimer, nous tomberions immédiatement dans le néant. Dieu n'a pas besoin de moi pour être. Même si je suis très narcissique, je dois bien admettre que j'aurais pu ne pas être. « Je suis » parce que Dieu m'a créé par amour. J'existe parce que je suis aimé, parce que la charité de Dieu me soutient dans l'être. Je suis totalement dépendant de la Charité de Dieu. Ainsi aucun enfant ne naît sans être désiré, sans que le Créateur ne lui donne la vie, le mouvement et l’être. L'amour est la réalité définitive car il est aussi la réalité première. Je ne suis pas le fruit du hasard et de la nécessité, je ne suis pas l’homme « jeté là » dans l’angoisse heideggérienne, gisant dans un monde absurde pour vivoter jusqu'au néant, « je suis » parce que le regard de Dieu s'est posé sur moi dès avant le sein de ma mère. « C'est toi qui m'a créé les reins, qui m'a tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, la merveille que je suis » (Ps 139). « S'il me manque l'amour je ne suis rien ». Avant d'être un engagement, l'amour suppose donc un consentement à l'existence. Je peux aimer parce que je suis aimé, sinon je n'existerais même pas. Et si je peux donner ma vie, c'est parce que j'ai d'abord reçu le don de la vie.

   « Je suis aimé donc je suis ». Mais cette vie est si blessée que l’homme est tenté comme Job de « maudire le jour de sa naissance ». Combien se sentent disgraciés, combien se sentent seuls, complexés, coupables et se haïssent... Il y en a qui se haïssent au fond d'eux-mêmes même s’ils posent sur leur visage le sourire factice des conventions mondaines. Il est bien plus facile de se haïr que de haïr un autre que soi. « La grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même, disait Bernanos, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ ». S’aimer soi-même parce que nous sommes aimés du fait même que nous existions et parce que le Seigneur ne se lasse pas de nous faire miséricorde, de relever l’homme perdu. Nous ne pouvons vraiment tenir dans l’être que par le pardon de Dieu. « Si Dieu ne faisait pas miséricorde, dit le pape François, le monde n’existerait même pas ». .

Père Luc de Bellescize

Feuille d'Information Paroissiale de Notre Dame de Grâce de Passy
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